
Ces maladies que nous avons oubliées grâce aux vaccins (et pourquoi il faut rester vigilant)
Polio, diphtérie... Ces noms font peur dans les livres d'histoire, mais on ne les voit plus. Pourquoi ? Grâce aux vaccins. Attention au retour de bâton !
Il est difficile de craindre ce qu'on ne voit plus. Qui, aujourd'hui en France, a vu un enfant paralysé par la poliomyélite ? Qui a vu un bébé étouffer à cause de la diphtérie ? Personne, ou presque. C'est le "paradoxe de la vaccination".
Victimes de leur succès
Les vaccins ont été si efficaces qu'ils ont fait disparaître la perception du risque de la maladie. Aujourd'hui, on s'inquiète davantage des effets secondaires potentiels du vaccin que de la maladie elle-même, car la maladie semble abstraite, lointaine.
Le risque est toujours là
Pourtant, ces virus et bactéries n'ont pas disparu de la surface de la Terre. Ils circulent dans d'autres pays, ou à bas bruit.
- La Rougeole : Elle revient régulièrement par bouffées épidémiques dès que la vigilance baisse.
- La Coqueluche : Elle reste dangereuse, surtout pour les nourrissons non vaccinés contaminés par des adultes.
La barrière de l'immunité collective
Pour que ces maladies restent de l'histoire ancienne, il faut maintenir une couverture vaccinale élevée (souvent au-dessus de 95%). C'est ce qui empêche le microbe de circuler. En vaccinant votre enfant, vous ne le protégez pas seulement lui. Vous protégez sa crèche, son école, et les immunodéprimés qui ne peuvent pas se vacciner. C'est un acte de solidarité citoyenne.