
L'aluminium et les adjuvants dans les vaccins : Faut-il avoir peur ?
Le mot 'adjuvant' fait souvent peur. Pourtant, sans lui, la plupart des vaccins seraient inefficaces. Explications simples et rassurantes.
C'est l'une des questions les plus fréquentes des parents : "Pourquoi met-on de l'aluminium dans les vaccins ?". Ce métal, présent naturellement dans notre environnement, inquiète. Faisons le point.
À quoi sert un adjuvant ?
Imaginez un vaccin comme une voiture. L'antigène (la partie du microbe) est le moteur. L'adjuvant, c'est le carburant. Sans adjuvant, certains vaccins "morts" ou inactivés ne stimuleraient pas assez le système immunitaire. Le vaccin ne marcherait pas, ou durerait très peu de temps. L'adjuvant sert à "réveiller" les défenses du corps pour qu'elles remarquent le vaccin et créent des anticorps.
L'aluminium est-il dangereux ?
L'aluminium est utilisé depuis les années 1920. On a un recul immense sur sa sécurité. Ce qu'il faut savoir :
- La dose est minime : Un nourrisson ingère plus d'aluminium via le lait maternel ou artificiel au cours de ses 6 premiers mois que via tous ses vaccins réunis.
- L'élimination : L'organisme élimine naturellement l'aluminium (principalement par les reins).
Et la myofasciite à macrophages ?
Cette lésion musculaire a fait couler beaucoup d'encre en France. Cependant, après des décennies d'études internationales, aucun lien de cause à effet n'a été prouvé entre cette lésion locale (au point d'injection) et des symptômes de fatigue chronique ou de maladies auto-immunes. Les autorités de santé mondiales (OMS) confirment la sécurité des adjuvants aluminiques.